Taragot & Orgue

le souffle des Balkans

IMG_0855avec Samuel Freiburghaus,
taragot, frula, clarinette, tilinca, cor de basset

Musique des Balkans, tsigane et klezmer

Nostalgie poignante, danses endiablées – ce ne sont que deux aspects parmi tant d’autres de la musique que nous jouons, la musique sauvage et archaïque des Balkans, des Tziganes et des juifs d’Europe de l’Est. Riche, expressive, source d’émotions fortes, elle sert de base à nos arrangements et à nos improvisations.

Nos sources sont roumaines, bulgares, bosniaques, arméniennes, azéries et de façon inattendue, norvégiennes.

La rencontre du taragot – instrument national hongrois – avec l’orgue d’église constitue une expérience unique sur la scène musicale suisse. Elle fait sonner le « roi des instruments » tantôt comme une fanfare entière – dans la tradition des « tchotchek » des Balkans – tantôt comme une voix aux sonorités douces et envoûtantes.

Samuel, outre du taragot, joue de la frula (flûte serbe), de la clarinette, du cor de basset ainsi que de la tilinca (flûte harmonique de Roumanie).

Tous nos arrangements sont « faits maison », et en dix ans de concerts nous avons développé une complicité et un enchevêtrement des voix tels, que par moments, on ne sait plus si c’est l’orgue ou le taragot qui joue.

Doina « sus pe culmea dealului » enregistré live à la Stadtkirche de Bienne

« Le souffle des Balkans », autre forme d’interaction entre deux univers dont la complémentarité se révéla tout simplement phénoménale.…ce voyage musical et poétique d’une vivifiante diversité fut pour le public de TLO une révélation…

Tous ces arrangements « faits maison » d’œuvres traditionnelles, fruits d’une complicité sans faille entre les deux musiciens depuis de longues années, valurent au public de très intenses moments de poésie, de tendresse, d’enthousiasme, de chant pur, de vibration collective, jusqu’à la transe par le rythme, de communion dans la beauté des timbres et de l’inspiration populaire. Touché avec éclat et subtilité par un Thilo Muster virtuose et créatif – jusqu’à jouer sur la manière de tirer incomplètement les jeux pour faire vibrer le son dans Doïna (Roumanie) –, l’orgue de Saint-Sernin se glissa avec délices dans son double rôle, avec toujours, même dans la puissance, un respect musicalement absolu de l’instrument soliste auquel la mélodie était confiée. Un grand moment de partage entre musiques et instruments savants et populaires, longuement ovationné par un public émotionnellement transporté aux confins orientaux de l’Europe.

Michel Roubinet

Compte rendu du concert du 8 octobre 2016 au Festival « Toulouse les Orgues », Concertclassic.com

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